mercredi 16 septembre 2020

Chronique : Mers Mortes #PLIB2020




Autrice : Aurélie Wellenstein 
 
Editions : Scrineo

Nombre de pages : 368 pages

Date de sortie : mars 2019

Prix : 17,90 euros

Résumé :

  "
Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts. Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…"

#ISBN9782367406602




Mon avis :


J'étais impatiente de découvrir une histoire d'Aurélie Wellenstein au vu des nombreux avis flatteurs qu'ont reçus ses romans. Je ne suis pas fan des récits sombres, mais lorsqu'il y a de véritables engagements, des messages forts qui sont passés, des thèmes importants qui sont traités et que l'écriture de l'auteur(e) est appréciée, ma curiosité lève son museau de son dodo... 
Merci Le PLIB d'être passé par là, bébé curiosité est heureux d'avoir eu son biberon. Il est reparti roupiller en attendant d'être à nouveau rassasier grâce à un nouveau repas signé Aurélie Wellenstein !




Le ton est très rapidement donné : l'humain a encore fait n'importe quoi, mais cette fois-ci, il est peut-être allé trop loin car plus d'océan, plus de mer, plus d'eau... Pour les fans de bronzette, don't worry, y'a de la place pour jeter sa serviette de plage maintenant, sable ou sel sans fin en vue, c'est possible dans Mers Mortes (le Sahara n'a plus qu'à faire ses valises) ! Qui est readyyyyy pour une compétition de châteaux de sable ? 
L'eau étant la base pour que la vie s'épanouisse, plus grand monde se bouscule donc sur les trottoirs. Si les musées étaient restés debout, les animaux marins y auraient probablement élu domicile. Enfin, les Hommes leur auraient sûrement attribué ce lieu comme cimetière dernière demeure. En attendant, ils n'ont pas dit leur dernier mot puisqu'ils réapparaissent lors de marées fantômes fatales pour les survivants qui crament comme des lézards sur leur transat (ou pas)Effleurement d'une raie manta et paf, au tour de l'humain de rejoindre l'au-delà ou de devenir zombie si la poisse lui colle à la peau... Bim bam boum, la nature se rebelle enfin !, voilà où mène la destruction... 

C'est là qu'apparaissent les exorcistes, capables de créer des boucliers protecteurs contre ces reveneurs vengeurs. Oural est un exorciste. Fidèle à son poste, il protège sa communauté depuis pas mal d'années. Petite routine qui l'ennuie, lui qui aimerait voyager, découvrir ce qu'il se cache derrière les remparts de sa cité, s'il reste d'autres rescapés comme son peuple. D'une façon imprévue, son train train quotidien va être déchiré par l'arrivée de pirates kidnappeurs : une nouvelle vie commence pour notre héros peu désireux de coopérer avec ses ravisseurs...
  


J'ai adoré être embarquée dans cette aventure palpitante ! J'ai été happée par l'intrigue autour des marées d'animaux fantômes, du bateau pirate et de son mystérieux capitaine (Bengale) accompagné d'un sacré équipage. Les personnages sont intéressants à découvrir, chacun à son passé souvent triste et horrible, mais pour les moussaillons, j'ai trouvé que leur présentation faisait catalogue : à un moment précis, ils déballent leur vécu, puis ensuite, ils retournent à leurs affaires. J'aurais bien aimé assister à davantage de moments passés sur le bateau, qu'on nous rapporte plus de détails, de descriptions, de dialogues entre eux, ce qui leur aurait permis de s'installer de manière plus confortable dans notre p'tit coeur ! 



Même si les personnages secondaires ne sont pas assez apparus pour bibi (c'est moi, pas la voisine hein (d'ailleurs, j'sais pas ce que foutent les voisins du dessus, s'ils répètent leur chorégraphie de rhinocéros, buffle ou mammouth, ou s'ils jouent à Just dance, mais va falloir prendre exemple sur le vol SILENCIEUX des plumes, j'ai pas signé pour du tapage nocturne, merci (faut pas abuser, j'vais pas les remercier d'apprendre le savoir-vivre nan plus) fermez-vos-bouches-pieds-au-revoir.)), j'me suis attachée sans sushi (miam, qui a un creux maintenant ?) soucis à Oural. Il m'a fait bien rire quand il tenait tête à Bengale qui-essayait-de-rester-zen-tout-en-succombant-parfois-au-bouillonement, c'était excellent ! Oural m'a plu dans son évolution : on le voit hésiter, se perdre dans le labyrinthe de ses certitudes, se demander si le capitaine est fou ou non... Un héros au caractère bien trempé et qui ne se laisse pas faire ! Par contre (ouais, Madame Râleuse est de sortie), il m'a manqué des compléments sur les prophètes, des infos sur la provenance de leurs pouvoirs (sorry, c'est pas dit ça... Enfin, mis à part si j'ai loupé des pages, ce que je ne crois pas, je lis pas en diagonale nan mais, vous me prenez pour qui).



Je n'ai pas encore parlé de mon personnage favori pardi ! Il s'agit de la delphine Trelia !!! A chaque fois qu'elle apparaissait, un bête sourire niais s'affichait sur mon visage. Son caractère taquin et protecteur envers Oural m'a conquise !!! Le retour de Madame Râleuse Dommage qu'on n'assiste pas à plus de moments passés entre les deux amis. Dans le passé, ils semblent avoir vécu plein de choses, j'ai kiffé ça, mais dans le présent, Trelia aide Oural à lutter contre les fantômes poissons, puis voilà... C’est répétitif quoi, snif snif.



Pour revenir vite fait au capitaine Bengale, sachez qu'il m'a intriguée et que j'étais curieuse à chaque fois qu'on nous révélait des choses sur lui-même, son passé,... Je n'ai juste pas aimé son désir de contrôler Oural, je trouvais ça toxique de le traiter tel un objet, genre tu es à moi, fait ce que je dis, bla-bla-pas-sain. Normal qu'il soit énervé qu'Oural lui tienne tête et ne le respecte pas c'est son prisonnier okkkkk, mais en même temps, c'est pas en donnant des ordres, en lui imposant ce qu'il devrait penser et ressentir qu'Oural va courber l'échine ou le regarder sans haine !



Un autre aspect génial de cette histoire : l'engagement pour la nature et les animaux. La barbarie des hommes est dénoncée à travers des scènes qui m'ont retourné l'estomac, larmes qui perlent au coin des paupières... Ce qui est encore plus dur-affreux, c'est de savoir que ces actes ne peuvent se rapporter au passé, mais se déroulent encore en ce moment même. Y'a pas de mot pour retranscrire ma colère-dégoût-rage-haine envers ces humains d'une cruauté sans équivoque. La souffrance qu'ils infligent devraient leur être retournée à ces bandes de misérables (ouais, je-suis-vénère / les-hommes-ont-tendance-à-me-faire-voir-rouge (heureusement qu'il y a des gens cool (toi-qui-lit-ces-mots-j'en-suis-sûre-coeur-sur-toi), merci d'exister, la vie n'aurait aucun sens autrement)).



« Qu’avait-il donc à vouloir poursuivre la tuerie ? Au nom de quoi, de quelle folie ? La haine était un cercle dont il fallait sortir. »




Pour conclure, je vous recommande sans problème de suivre Oural (ou Bengale ?) dans son périple (ou sa folie ?), à la conquête des mers fantômes (ou d'un mythe ?). J'espère que l'écriture fluide et captivante de l'autrice saura vous conquérir ! Puis pour les thèmes abordés, il me parait essentiel de lire ce titre ! J'aurais pris mon pied à étudier cette histoire en cours sérieux, si des profs passent par là, penchez-vous dessus car y'a pas mal de choses à dire et ça change de Zola, même si j'ai rien contre ce monsieur, mais bon, Mers Mortes pourrait très certainement davantage ++++ capter l'attention des jeunes et leur donner envie de lire d'autres histoires ! Pas que Zola coupe l'envie, mais bon... L'indigestion n'est pas loin quoi, même si ce qu'il écrit n'est pas inintéressant hein ! Bref, un voyage dont l'on n'en ressort pas indemne...





Une excellente lecture !



« Quant à Bengale, il lui avait appris que le plus important n’était pas le temps qui reste, ces dernières années de survie vaine et imbécile, mais la façon dont on existe. Désormais, son existence avait un but. »




mardi 15 septembre 2020

Chronique : Je suis Fille de Rage #PLIB2020

  


Auteur : Jean-Laurent Del Socorrot

Editions : ActuSF

Nombre de pages : 536 pages

Date de sortie : octobre 2019

Prix : 23,90 euros

Résumé :

"
1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l’esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile."

#ISBN9782366294774




Mon avis :

Je commence mon avalanche d'avis concernant les grands finalistes du #PLIB2020 ! Jamais à la dernière minute bien sûr. J'vous donne déjà un avant goût en disant que j'ai adoré les 5 romans, certains plus que d'autres, mais je suis heureuse d'avoir eu l'occasion de découvrir des écritures, personnages et univers si différents ! 
Je n'en dit pas plus, et allons-y avec le dernier finaliste que j'ai lu : Je suis Fille de Rage, de Jean-Laurent Del Socorrot. Je suis cash, mais sans Le PLIB, je n'aurais pas lu ce titre ça, c'est dit... Ne lisant pas des masses de récit historique, ceci peut expliquer mon intérêt peu émoustillé face au résumé (même avec la fine touche de fantastique). Puis il a commencé à pleuvoir quelques avis fort élogieux et j'ai fini par être curieuse, d'avoir hâte de commencer cette lecture ! Finalement, je ne regrette PAS DU TOUT d'avoir : acheté cette édition de toute beauté + lu cette histoire + été envoûtée par la plume de l'auteur + appris énormément sur la guerre de Sécession !




Ceci n'est pas un récit joyeux bravo Léna, t'as compris que la guerre ne s'inclinait guère devant le bonheur (sauf pour lui cracher sur les pieds ?), un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour le foutage de tête (sinon, parfois je suis gentille avec moi-même hein, genre euh... quand je dors ?), mais cet événement a bel moche plutôt eu lieu. Pour la liberté, pour l'égalité, des milliers de gens sont morts... A quand que l'humain devient intelligent, tolérant et respectueux ? Jean-Laurent Del Socorrot nous raconte la guerre de Sécession à travers de nombreux et différents points de vue pas faciles à appréhender au début, mais que notre cerveau termine par assimiler, voir même se souvenir (petit esprit aura droit à un cookiiiiiie (voix gentille)) (c'est plutôt mieux et bon signe afin de comprendre l'histoire (voix reloue on t'a pas sonné)). Il installe ainsi un rythme dynamique renforcé par les courts chapitres qui font tourner les pages à une vitesse peu recommandable à atteindre sur l'autoroute si vous tenez à votre permis + vie modéré, plutôt sympathoche (en mode, t'as le time de profiter du paysage sans t'ennuyer).




Ce livre est une petite brique, mais je vous rassure l'on ne voit aucunement les pages défilées (pas de soûlage ni d'ennui à l'horizon) ! L'attention est réquisitionnée pour notre plus grand plaisir grâce à l'offre variée de personnages : soldats, capitaines, anciens (vraiment ?) esclaves, civils, gens du Sud et du Nord,... Puis s'ajoute l'accès aux pensées d'Abraham Lincoln accompagné de la Mort, fidèle compagne qui compte les décès de la guerre en recouvrant d'un trait de craie blanche les murs et le sol du bureau du Président des Etats-Unis.



Dédicace à 3 héroïnes incroyables, pour lesquelles j'ai eu un p'tit gros coup de coeur : Minuit (ma préférée !!!), La fille qui n'a plus de père et L’Affranchie qui n’est pas libérée ! C'est génial et très agréable à lire que de mettre en avant des femmes avec une personnalité et un vécu aussi bien exploités ! 




Sinon, il n'est pas difficile de sentir le rigoureux travail de recherches et d'archives effectué par l'auteur. C'est si riche, si intense, si passionnant de lire ce qu'il se passe, comment les choix des uns ou des autres ont un impact sur le cours des choses, sur le déroulement d'un évènement... Toutes ces batailles, ces blessés et ces morts déchirent le coeur et je ne pouvais qu'être saisie des orteils aux oreilles par la manière dont le tout est transmis : la plume de Jean-Laurent Del Socorrot m'a époustouflée ! Gros coup de coeur pour sa poésie chamboulante. 



« Aujourd’hui, nous avons tout perdu : des vies, l’espoir de nous réconcilier et du temps qui ne se rattrapera plus désormais que dans le sang. Et notre humanité, enfin, si l’on peut encore en avoir quand on commande à des êtres vivants d’en tuer d’autres. »



J'ai souvent du mal à m'y retrouver lorsque 500 personnages viennent nous serrer la main, mais ici, il n'y en a pas 500 déjà, j'ai adoré rencontré autant de monde : la voix est donnée à toutes et à tous, que ce soit d’âge, de genre, d’ethnie, d’histoire ou de caractère différents ! J'ai trouvé facile de comprendre les émotions ainsi que les actions des personnages, comme si l'auteur arrivait à capter et retranscrire avec brio l'essence de chacun. La manière de partager chaque histoire singulière ne manque pas d'originalité, que ce soit à travers des lettres, de monologues intérieurs, de télégrammes,... Il en ressort un p'tit côté théâtrale qui rend la lecture d'autant plus captivante ! 




Même si l'on connaît l’issue de cette guerre, je ne pouvais m'empêcher de trembler et de frissonner face aux soldats transformés en chair à canon. Les descriptions font mouche, les batailles ouvrent le feu devant nos yeux, l'on devient sourd face aux bruits écoeurants que déversent les fusils accompagnés des râles déchirants des mourants, les paupières se ferment, les larmes perlent, les canons vomissent des boulets qui ravagent le paysage en même temps que les soldats... Poussière qui obscurcit la gorge, qui noie les poumons de toux saccadées,... La vue, l'ouïe, l'odorat, le touché et même le goût sont sollicités, corps du lecteur mis au combat...





Riche idée que d'avoir écrit sur la guerre de Sécession, une guerre peu connue (enfin, surtout pour moi aha), seulement évoquée en anglais au lycée et encore... Même si les batailles étaient terribles et que la peur, la haine et l'angoisse régnaient dans les coeurs, c'est primordial, essentiel de ne pas oublier une telle période, tous ces gens morts pour la liberté, l'égalité, la reconnaissance et le respect... Alors que le Sud luttait pour le maintien de l'esclavage, le Nord n'a pas lâché prise pour l'abolition de l'esclavage... Tristes pensées pour toutes ces familles et vies brisées... Quel déchirement de voir, de lire que les hommes préfèrent embrasser la haine, conduire des troupes entières au cimetière plutôt que de considérer autrui et la différence avec égard, sans mépris, surtout dans ce cas où la personne en face est estimée avec dédain, horreur à cause de sa couleur de peau, de ses origines. 




« Tu vois, toi et moi, on se ressemble finalement. On contourne les règles parce que ça nous démange jusqu’au fond du coeur. Si on ne prend pas nos vies en main aujourd’hui, on aura la bouche tellement gavée de regrets qu’on ne pourra plus jamais dormir sans avoir du mal à respirer. » (C'est la fabuleuse Minuit qui dit ça <3 !)




On arrive vers la fin, don't worry, la pipelette a bientôt terminé... (Au moins, vous serez prêt(e)s pour le dodo (si vous n'avez pas déjà succombé...)). Non seulement le contenu, le fond de l'histoire est pépite, mais l'objet livre ne demeure pas en reste : une pure beauté ! La mise en page est magnifique ! On a le droit à une carte, à une liste des personnages répartis soit dans le camp du Sud, soit dans celui-ci du Nord, à leur surnom au début de chaque chapitre accompagné du drapeau de la partie du pays défendue, à une date et au nom de la ville ou de l'endroit où se situe le protagoniste du chapitre en question... Quel travail soigné, on est gâté !





Pour conclure, vous avez sans doute compris que je n'ai pas été déçue par ma lecture ! La touche de fantastique est légère, peut-être un peu trop ? Je n'ai pas à crier un gros manque de ce côté-là, par contre, j'ai été un poil déçue de la fin, ou plutôt surprise que ça se termine par ces mots... Mais heureusement, la nouvelle a dissipé cette légère amertume ! Elle est géniale. Puis comment rester insensible face au style remarquable de l'auteur ?! Chapeau de parler de l'Histoire à travers des histoires singulières, c'était puissant, j'étais subjuguée, bravo et merci ! 






Un coup de coeur pour une magnifique plume et une histoire riche, approfondie et amenée de façon originale !




« Nous avons saigné pour notre Nouveau Monde. Nous avons le droit d’en être les citoyens.

Pendant que d’autres se battent pour étendre cette liberté au Sud comme au Nord, je commence un combat pour que, demain, mes enfants ne soient plus jamais asservis. Personne ne me fera baisser les yeux. personne dans cette assemblée n’a de sang noir ou blanc. L’Amérique saigne d’une seule couleur. »





jeudi 27 août 2020

Bilan du mois de juillet 2020 !

 



Coucou les boutchous !


Un mois passé à la vitesse de l'éclair, pourquoi les vacances essaient de rivaliser avec bip bip le coyote ? J'suis pas d'acc, gardez la vitesse escargot svp. 


En juillet (enfin, fin juin, mais comme j'ai oublié d'en parler dans le dernier bilan, je le fais ici (ma vie peut se résumer à des boulettes de tête en l'air ou de procrastination, choisissez votre goût)), j'ai organisé un p'tit concours pour fêter les 6 ans du blog (le bébé grandit wahhhhh... Qui aurait dit qu'il prendrait de l'âge comme ça). Les gagnantes ont été contactées, encore un grand merchiii pour vos participations et avec grand plaisir pour vous gâter une prochaine fois !! 



Ce mois a commencé sur une danse salsa-tectonique-rock-acrobatique (j'me suis arrêtée au sautillement sur place et déhanché du popotin, faut pas pousser mémé dans les orties nan plus, sorry de vous décevoir) car j'ai eu... MON CODE !!!!! Et ouiii, ce test digne du CAPES a été remporté avec succès (ma mère a tellement confiance en moi qu'elle a vérifié le mail pour savoir si ce n'était pas une arnaque ou un faux, on adore😑 (2 jours avant, je faisais encore 8 fautes, ça peut peut-être se comprendre...)) ! Plus que le permis et j'aurai accompli un truc d'adulte lol.



J'ai profité pour revoir des ami(e)s et passer plein de bons moments à Lyon ! Je n'ai jamais autant mangé je crois entre les restaus (si vous venez à Lyon, n'hésitez pas à découvrir Food traboule, on choisit son plat que l'on va ensuite commander au comptoir correspondant : y'a pleiiiin de choix, ce n'est pas trop cher et délicieuxxxx ! Pour une party crêpes, gaufres, fondue au chocolat, milkshake, thé, gourmandises, Ikone est the reference, le cadre est tout miiignon, tout fait envie et leur chocolat, omg, une tuerie !!!) et les glaces (cookies et fruits rouges de chez Nardone, j'en salive rien que d'y écrire-penser) ! Puis on n'oublie pas le cocktail malibu ananas (ça sent l'étéééééé). 



J'suis allée voir l'exposition Genesis de Sebastiao Salgado (à La Sucrière, toujours à Lyon ihi) et qu'est-ce que les photos étaient magnifiques ! Toutes en noir et blanc, un charme et une qualité de dingue ! On ne pouvait pas les capturer, mais vous pouvez en voir quelques unes sur le site internet ICI, puis je vous en mets une juste ci-dessous (:


Parc national de Kafue, Zambie. 2010. Sebastiao Salgado


J'vous mets quelques informations intéressantes dispo sur le site de l'exposition car je trouve ça génial et important que des gens se mobilisent ainsi pour notre Mère Terre !

"L’exposition Genesis présente le résultat de son expédition épique de 8 ans et invite à la découverte des montagnes, déserts et océans, animaux et peuples qui ont jusqu’ici échappé à l’empreinte de la société moderne. L’expérience artistique est intense, mais également émouvante par son engagement pour notre planète et sa préservation." 
 
« En plus d’être une ode à la nature, Genesis est aussi un appel aux armes », de Lélia Wanick Salgado et Sebastiao Salgado.

 

"L’exposition présente également un espace dédié à l’Instituto Terra, l’ONG créée par Lélia Wanick Salgado et Sebastião Salgado qui voulaient réaliser un rêve : faire renaître la belle forêt qui recouvrait, il y a plus de soixante ans, les terres de la ferme Bulcão, propriété familiale de Sebastião près de la petite ville de Aimores dans l’état de Minas Gerais."

 

« Notre organisation à but non lucratif, l’Instituto Terra, a planté en 20 ans 2,7 millions d’arbres appartenant à plus de 300 espèces endémiques. Nous avons ainsi recouvert d’une végétation luxuriante des collines qui étaient arides et nues. Le retour de ce microclimat tropical a attiré des oiseaux et des animaux qu’on n’y avait pas observés depuis plusieurs décennies »de Lélia Wanick Salgado et Sebastiao Salgado.

Il y avait des photos montrant le "avant" le plantage d'arbres, et 20 ans après... Et bah je peux vous dire que c'est impressionnant ! La zone était déserte, sans verdure,  jonchée de cailloux, et quelques années après avoir planté des arbres, la zone est devenue une forêt fourmillant de vie, faune et flore s'épanouissant comme un lézard bronzant au Soleil...
 


A la fin du mois, j'ai déménagé mes affaires de Lyon (pincement au coeur) pour les ramener dans la cambrousse, dans mon village de campagne où y'a plus de champs que de maisons lol, en attendant de leur faire découvrir Aix-en-Provence ihi ! Les recherches d'appart ont donc commencé... C'est merveilleux de devoir appeler dix mille gens quand on n'aime pas ça, du pur bonheur aha (en vrai ça va, y'a pire, genre comme sentir une moche araignée noire marcher sur son bras alors qu'on est posé au calme dans son lit hum (on dit merciiii qui pour cette belle image ?!! C'était cado, avec plaiiisir))...



J'ai watché quelques films plutôt chouettes comme : 
  • Le cercle des poètes disparus : COUP DE COEUR, j'ai adoré l'histoire et les personnages !! Le professeur de lettres apporte à ses élèves une nouvelle manière de voir la vie, une véritable bouffée d'air et de liberté grâce à son originale manière d'enseigner, à son amour pour les mots ! Par contre, la fin est déchirante, snif snif... 
  • L'incroyable histoire de facteur cheval : d'après une étonnante et triste histoire vraie, je ne connaissais pas du tout et bien envie de voir ce fameux Palais idéal en vrai ! Un film très émouvant que je recommande vivement !! 
  • Lou : adapté de la fabuleuse BD de Julien Neel, je l'ai regardé sur un coup de tête et j'ai bien aimé ! On retrouve l'ambiance de la BD, les personnages et certaines situations sont drôles, après on dirait qu'il y a souvent des p'tites gênes... Si vous cherchez un film cool, sans prise de tête et rempli de bonnes vibes, n'hésitez pas ! La dernière chanson est accompagnée d'une choré très fun en plus !!

Sinon, j'ai regardé une nouvelle fois : 
  • Inception : un film que j'ai encore plus apprécié lors de ce deuxième visionnage car je connaissais déjà l'intrigue (y'avait des p'tits trucs que j'avais oublié quand même), mais cela m'a permis de m'axer sur la manière dont l'histoire était contée et j'ai été moins perdue que lors de la première fois. Faut pas essayer de faire autre chose devant ce film, les neurones ont intérêt à boucler leur ceinture...
  • J'ai fait découvrir à ma meilleure amie Le château ambulant et Your Name, deux énormes coups de coeur ! J'ai encore plus aimé Le château ambulant que lors de mon premier visionnage. Puis Your Name déverse un flot d'émotions, on passe du rire aux larmes, les personnages sont MÉGA attachants, puis les dessins sont d'une beauté... à couper le souffle ! 


Au niveau des séries Netflix, j'ai regardé : 
  • La saison 1 de Snowpiercer. J'ai aimé, mais sans plus. Je ne me suis pas attachée de ouf aux personnages (quand même 2, 3 ; mais ça fait mal de voir ceux qu'on aime rejoindre le ciel (ou les entrailles de la Terre)... Je regarderai la suite par curiosité, mais voilà. J'sais pas pourquoi je n'ai pas plus accroché que cela, surtout que le film m'avait bien plu...
  • La première saison de Warrior nun qui est très sympa, j'ai regardé en moins de 2 jours tous les épisodes je crois ! L'intrigue est prenante et j'ai bien aimé les personnages (hâte que certains se dévoilent encore plus !). Y'en a qui retournent leur veste, j'étais en mode : nannnnn pas possible... Le mélange entre magie, technologie, religion, femmes badass est vraiment kiffant ! 
  • J'ai eu un véritable coup de coeur pour After Life ! Les thèmes (deuil, perte d'un être aimé, suicide, séparation, amour) sont abordés à travers un protagoniste sarcastique et triste, rempli de douleur... Mais il drôle, très touchant et attachant (même s'il était insupportable dans les premiers épisodes car il déversait son mal être sur les autres), j'ai hâte de voir la saison 3 ! 



Pour passer aux bouquins, j'ai lu : 8 livres + terminé la saison 1 d'un webtoon (mon webtoon préférééééééé qui est... réponse juste en dessous ihi (gros suspens)) ! C'est chouette car je n'ai pas eu de mauvaise lecture ou de déception (c'est ça d'avoir des toutous, ils transmettent leur bon flaire).





La rafale de coups de coeur !


LORE OLYMPUS, de Rachel Smythe, aka MON OXYGÈNE, MON SANG, LA GLACE AUX COOKIES (un de mes parfums préférés), j'pense que vous avez compris à quel point ce webtoon est une PÉPITE (Mathilde va venir fangirler et propagander avec moi <3) ! Kore et Hadès sont mes bébés d'amour, y'a plein de thèmes abordés (et pas toujours faciles ou joyeux), c'est écrit avec bienveillance et intelligence, les dessins sont À TOMBER et si l'on peut avoir les larmes aux yeux, on peut aussi se taper de bonnes barres ! A consommer SANS modération !!! 




    

Je continue dans ma lecture de The Promised Neverland que j'adore toujours autant ! J'ai terminé un arc (une sorte de partie, de cycle on va dire) qui était top, on en apprend plus sur les monstres, les enfants sont toujours aussi épatants, intelligents et vifs (d'esprit comme d'action), les dessins sont d'une qualité et précision dingue ! Il y a toujours des révélations qui m'étonnent, je suis surprise d'être autant surprise (éhé, je vous emmêle pas trop les pinceaux ? Toujours avec moi ?), plus qu'à continuer aloooors (en disant adieu à la carte bleue) !...





J'ai pris une sacré claque avec Le Quatrième Mur, de Sorj Chalandon ! Je ne pensais pas que ce serait aussi engagé, qu'il y aurait des scènes de guerre aussi dures et horribles (et loin de s'éloigner de la réalité puisque l'auteur était reporter et a vu ces horreurs de ses propres yeux)... L'écriture est incroyable, les phrases sont remplies d'émotions ! Les mots sont choisis avec soin, chaque personnage possède sa personnalité, est amené avec finesse sur le devant de la scène. Le cadre historique et militant n'est pas synonyme de bisounours, c'est fort et fait réfléchir.




Au début, j'avais mis ces deux livres en "presque coup de coeur", sauf qu'en y réfléchissant, j'ai vraiment-trop adoré de ma maman (je l'aime jusqu'aux étoiles ma maman (instant hamster-aux-bajoues-remplies-de-graines-(j'suis allée chercher sur l'internet d'Ecosia (c'est important de penser à la nature car si nature meurt, humains (= nous = toi qui lit ça être compris dans le lot) mourront aussi (et même si j'ai un crushinou sur Lucifer (Lulu pour les intimes), j'ai pas très envie de faire chambre avec lui pour le moment (s'il lit ça, rip ma vie, heureusement qu'y a pas la wifi dans son palais souterrain (on dirait que je parle d'un vieux parking gris tout moche qui pue les wc public)))) ce que mangeaient ces p'tits trucs pacekue j'étais pas shûre (j'allais mettre des carottes, mais vu comme ils sont nains, pas possible qu'ils gobent ça quoi))-trow-kawaiii-bonsoir)), les voici donc à la suite de mes "coups de coeur 0% hésitation". J'peux inventer une seconde sous-catégorie : "Les deux petiots coups de coeur", ça vous va ? (Si vous avez compris mon charabia, bravo ("en ce jour, nous (moi et moi-même) avons l'honneur de vous sacrez Chevalier du blog "Un univers de livres"), même moi je me suis auto-perdue en route (l'odeur des wc public m'a rendue kaput)).




Le lièvre de Vatanen, d'Arto Paasilinna, est une très belle découverte ! Les péripéties sont wtf (what-the-fuck (censure, censure, expression-pas-belle)), mais tellement bien racontées ! C'est comme si c'était naturel, du coup ça passe tout seul comme une lettre à la poste (le contraire plutôt car vu le service offert par la poste... ça laisse à désirer). On n'a pas un accès direct aux émotions des personnages, mais leurs actions et paroles, dialogues suffisent à offrir une histoire originale et prenante !



Sirius, de Stéphane Servant, est une jolie ode aux animaux et à la nature ! Dans un univers post apocalyptique, on va suivre une soeur et un frère en fuite route pour La Montagne. En chemin, ils croisent des animaux et humains, certains sympas (surtout les premiers), d'autres moins (surtout les bipèdes)... J'ai été captivée, j'ai adoré ! L'écriture est magnifique, c'était une superbe LC en compagnie de Plouf, que demandez de mieux ?!




Les excellentes lectures !



Soie, d'Alessandro Baricco, a été une courte lecture dépaysante et intéressante ! Le style langoureux amène parfois des répétitions créant une sorte de comique-subtile, ce n'est pas flagrant, mais lorsque le protagoniste part pour le Japon, on retrouve les même descriptions mis à part un moment qui change... J'ai bien aimé, une lecture qui change. Puis la fin m'a surprise !



Mers mortes, d'Aurélie Wellenstein, est dans la lignée de Sirius dans le sens où c'est une histoire engagée pour la nature et la cause animale ! On se situe aussi dans un futur proche apocalyptique où les hommes doivent faire face à leurs actes... Ici, les mers, océans et animaux marins ont disparu et reviennent lors de marées, mais en mode fantômes (qui peuvent rendre les humains zombie, l'ambiance est sympa ouais). On suit un exorciste (grâce à ses pouvoirs, il arrive à protéger les gens de la marée) qui se fait enlever par des pirates... A partir de là, une véritable aventure (pas très joyeuse) palpitante commence. J'ai passé un bon moment et j'aurais pu avoir un coup de coeur sans des p'tits couacs (dont je reparlerai plus amplement dans une chronique) !




La relecture chouchou !


Ivy Wilde, tome 1 : Quand fainéantise rime avec magie, de Helen Harper. Relecture du turfu, j'adoooore Ivy ainsi que le duo qu'elle forme avec l'
Adeptus Exemptus Raphaël Winter ! Ils sont super drôles, intelligents et s'envoient de ces piques, oh lala... Si un cocktail de magie, d'humour et d'enquête vous botte ou que vous en êtes friands, n'hésitez pas à commander, vous ne serez point déçus !





Terminus, tout le monde descend... Le voyage s'est bien déroulé ? Pas trop de turbulences ? Nan, y'a eu un beauuuu Soleil tout le long, aucune histoire pas-cool en vue, un sacré mois ! 
J'ai été heureuse de découvrir de belles plumes et d'en retrouver des géniales, on verra bientôt un jour si août a aussi bien roulé !
N'hésitez pas à me dire si vous avez lu ou avez envie de découvrir un de ces titres^^
Bisoussssss


Illustration d'une de mes séries préférées : Anne with an E (dont je n'ai toujours pas vu la saison 3, mais mais mais... ok y'a pas de "mais" qui tienne, bref, j'vais bientôt un jour très vite m'y remettre en regardant de nouveau la saison 2, j'aime trop d'amouuur (regardez aussi, merci)) !



lundi 24 août 2020

Chronique : PLS



Autrice : Joanne Richoux ♥

Editions : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 99 pages

Date de sortie : 5 février 2020

Prix : 13 euros

Résumé :


"
– T’es en train de mater mes boobs ?
Je pourrais mentir.
– De ouf.
Je mens jamais.
Elle s’approche, prend ma clope et la balance sur les dalles. Nos doigts se sont effleurés, ça vaut bien le sacrifice d’une cigarette."


Soirée déguisée. 
Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés… Le temps s’égrène, se dilue. Lui avec. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui sonde les solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé.





Mon avis :


OK. OK. OK. On se Je me caaaaalme, on je respire un grand coup.... *UNNOUVEAUBÉBÉDEMADAMERICHOUX* *HYPERVENTILATION* *LÉNADANSL'EXCÈS?!NAAAAHJAMAIS*
Voilà l'effet que me fait la sortie d'un livre écrit par une autrice chouchou... Je ne vous parle pas de mon état lorsque j'ai découvert PLS dans ma bal (une fois l'enveloppe ouverte of course, je n'ai pas encore la faculté de voir à travers la matière (peut-être un jour, qui sait...)), un grand merci à Joanne Richoux et aux éditions Actes Sud Junior pour cet envoi qui m'a rendue de dingue !



J'vais essayer de vous pondre un avis sur cette lecture qui fait dérailler les boussoles, le nord se perd à l'ouest et l'est s'installe au sud... J'appréhende, je cherche, je m'arme de chocolat du dico pour fracasser - aplatir mes doutes en priant pour que les mots ne me fuient pas... Coup de poing en plein thorax, souffle coupé, histoire intense... Même lors d'une deuxième lecture, impression de découvrir certaines phrases pour la première fois, bonheur de se laisser emporter-bouleverser-fractionner par une si belle écriture qui décrit si bien l'environnement, ce qu'il se passe, ce que ressentent les personnages, en particulier Sacha, le protagoniste.



Sacha. Angie. Elle. Naissance d'êtres au corps d'encre, esprit de mots, sortis de l'envoûtante plume de Joanne Richoux (j'vais lui créer un culte, qui me suis ?!), bienvenue à eux dans notre imaginaire. Le temps d'une soirée, le temps d'une vie, le temps d'une seconde, le temps d'une heure, le temps d'une nuit, on suit Sacha le réceptionniste, le déambulateur, le danseur, le dragueur, l'amoureux, l'anxieux, le sensible, le frérot, le tatoué, le désabusé, le protecteur, le fumeur, un ado fossette-secret-mignon-cassé auquel il est difficilement impossible de ne pas s'attacher, de rester indifférent à ses états d'âme, ses pensées, son passé-présent-futur... 



Dans cette ambiance de fête, le salon devient bulle de champagne, poke ça pétille ! où tout s'enchaine, tout s'enchevêtre à travers la musique, les corps qui sautent, se frôlent, se percutent, se désirent, les regards qui se cherchent pour mieux s'éviter, qui s'évitent pour mieux se retrouver, les gloussements, les bla bla, les rires, les pleures... Moment échappatoire ? Routine qui se fêle ? Illusion nourrie par les déguisements des ados, le vampire et Buffy finiront-ils par succomber à la haine, la peur ou l'amour ? Ou tous à la fois ? Attirance hypnotisante qui donne des palpitations-sourires-espoirs-déceptions-une-larme-salée-solitude-qui-devient-deux...



Est-il possible de dire que les personnages sont parfaits dans leurs imperfections ? 
On sent le mal être de Sacha, mais d'où vient-il ? Qu'elle est la cause de sa dépression ? De ses vides ponctués de profonds moments d'extase, d'ivres euphories ? Vous le découvrirez en lisant PLS *smiley grand sourire auréole d'ange* (j'vais pas tout vous dévoiler non plus)... Mais sachez que la révélation m'a broyé le coeur et une rivière de larmes n'était pas loin d'inonder le pays... Une bouffée d'empathie pour ce jeune héros n'a pas manqué de tout submerger, câlin indéniable...



" - Sérieux, qu'est-ce que t'as ? T'es en mode désastre sublime ?"



En mixant avec brio sensations, sentiments et émotions, Joanne Richoux crée des personnages puissants, souvent différents de nous sans pour autant que se dresse un mur opaque, ou même une frêle barrière qu'une bourrasque de vent briserait sans peine, entre eux et nous, lecteurs... On ne reste point à l'écart tel un enfant puni au coin. Il est même plutôt facile de s'approcher de ces êtres de papier, de comprendre (et aussi (!) parfois de se retrouver dans) leurs peurs, joies, rêves, colères, espoirs et désespoirs,... 

C'est ce qui me plaît tant dans les récits de cette autrice, non seulement son écriture, mais également tous ces protagonistes auxquels elle lègue un souffle de vie unique, particulier, qui vient se coincer lors d'une de nos multiples inspirations... But : faire leur nid dans nos poumons-artères-ventricules, de nos pieds jusqu'au bout de nos doigts, envahir notre sang, toucher notre âme en y laissant une trace ineffaçable, une caresse inoubliable...



Le vocabulaire employé est cru, le ton incisif mais non dénué de poésie. Ce n'est pas vulgaire, peut-être un peu, mais un soupçon de douceur (aigre-doux-piquant) embaume le tout... Le chagrin côtoie les ténèbres d'où perce une faible lueur telle une bougie luttant contre le gouffre d'une nuit sans fin. Cet éclat, c'est l'amour, c'est Elle, c'est l'espoir en un possible futur...



"Ça me traumatise, sa façon d'entrer en contact avec les choses. Ma sucette, l'eau, son top taché. Quand elle fait des gestes, c'est doux. Ses mains sont des abeilles miniatures qui butinent.
Cette meuf, je pourrais la regarder toucher des objets pendant des heures.
Des fruits, un Rubik's Cube, des cailloux.
Moi."



Se succèdent diverses odeurs, divers goûts : cigarette, praline, sueur, vins douteux, baiser goût sucette, vomi, vodka caramel, figue,... Certains se glissent sur la langue, tandis que d'autres nous effleurent à peine (je ne préfère guère m'appesantir sur le vomi, c'est pas des plus exquis). Les déguisements renforcent le côté festif-mystérieux-drôle, cette envie de se glisser dans la peau d'autre(s) ? Les jeunes s'amusent, profitent de l'instant T, se laissent emporter par les effluves des fumées toxiques, les mélanges alcool-adulte et jus-de-fruits-réminiscences-de-l'enfance n'épargnant pas pour autant cette brume qui dilate les sens, qui envahit l'esprit s'emmitouflant dans monsieur coton. 




Pour conclure, j'ai été happée par ce court récit qui prend aux tripes et qui déverse une vague d'émotions qui colle à la peau... Sacha se perd dans l'alcool, les plaisirs, ses sombres pensées... Il surveille sa soeur du coin de l'oeil, s'enflamme en compagnie d'Elle, s'enlise en nous... Il dérive, abandonne, lutte, nous touche en plein coeur ! Lil Peep et sa mélancolie en fond sonore... 




Un coup de coeur !



"Tiens, un flash.
Un truc de gamin ; un autre moi-même.
Y a une odeur de pâte à modeler, la sensation d'un tissu à imprimés géométriques sous mes doigts - le fuseau d'Angie - et une crépitation dans le ventre, au générique des Razmoket.
La vie était simple.
Genre, évidemment. Le bonheur se résumait à bouffer des Chocapic.
Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussière qui ternit et complique les choses."



jeudi 20 août 2020

Et les gagnantes sont...

  



Hola les babas !


*Toujours plus avec les rimes à 2 balles* J'espère que le Soleil ne vous a pas encore tout asséché, cramé, dévoré tout cru... Don't worry, le sauveur Ventilo est là pour faire barrière, vous protéger contre cette chaleur hypnotisante ! (En ce moment, j'ai la chance de pouvoir sauter dans les bras de Madame Piscine, y'a pire ihi)


Après cette fine mise en bouche (ouhou, bienvenue au restau 3 étoiles, Paul Bocus n'a plus qu'à bien se tenir), passons au plat principal (rip l'entrée), que vous attendez sans doute avec la bave aux commissures des lèvres (petit doigt levé, attention !) impatience ! C'est l'heure de partager le nom des gagnantes (ouais, y'a eu que des filles, POWER WOMEN en forceeeee) du concours organisé pour les 6 ans du blog-chou. Un grand merci pour toutes vos participations et sorryyy de pas pouvoir faire gagner tout le monde... 


J'ai envoyé un mail aux heureuses (elles vont pas faire la tête nan pluuuus) élues dont je n'avais pas les cordonnées, puis dans les prochains jours, une joyeuse non-surprise (réf implicite, qui l'a, qui l'a ?!!) devrait vous attendre dans votre bal (et pas dans mille ans si j'suis pas à la ramasse la poste ne fait pas des siennes) !





 Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais, va sans conteste plonger Mathilde, du blog The Nose in Books, dans une histoire poétique d'amour !




 Le cirque des rêves, d'Erin Morgenstern, va permettre à Wyndirella, du blog Histoires de livres, de s'enivrer des odeurs de caramel et pomme d'amour en devenant accro aux tours de magie hypnotisants !

Petit changement : Wyndirella m'a dit qu'on lui avait offert ce titre entre temps, alors je vais effectuer un nouveau tirage au sort (et demander à ma maman de piocher un autre p'tit papier au pife avec sa jolie main innocente ihi). J'vous tiens au jus d'ananas ou abricot ? !

La main du hasard a donc désigné... Perrine, du blog Lecture en Blog, comme nouvelle gagnante ! 





 Chambre 128, de Cathy Bonidan, rejoindra sous peu la belle biblio de Miss Nana du blog Livre Recherche Lecteur !





 Gaspard des profondeurs, de Yann Rambaud, va emporter Ewylyn, du blog La citadelle d'Ewylyn, dans une haletante aventure poétique ! 





 Je suis ton Soleil, de Marie Pavlenko, ira éblouir Marine, du blog HedwidgeBook, de moments aussi tristes que drôles, forts en émotions...




Voilà pour ce p'tit concours ! Encore merchiii pour vos participations et adorables messages ❤  
A très vite pour un nouvel article (si j'arrive à m'extraire des câlins rafraichissants de Madame Piscine...) !
Bisousssssss