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dimanche 31 octobre 2021

Chronique : 2040 : coquelicots et bleuets

  

Autrice : Colline Hoarau

Editions : NomBre7

Nombre de pages : 164 pages

Date de sortie : 13 août 2021

Prix : 13,50 euros

Résumé :


  "Au cœur de la société française de 2040, Mahavel, une jeune femme de 20 ans, fait une rencontre qui risque de définitivement bouleverser sa vie. Jour après jour, elle est amenée à se questionner sur son passé, son présent et son avenir, mais aussi à voyager entre sa région natale, la Bretagne, et sa terre d’origine, l’île de la Réunion. À travers un cadre spatio-temporel à la fois historique et futuriste, Mahavel nous emmène à la découverte de son histoire familiale.  

Des nouvelles technologies à la santé, en passant par l’éducation et l’alimentation, Mahavel fait un bond dans le temps qui nous fait réfléchir et prendre conscience des enjeux majeurs actuels."






Mon avis :

Lorsque Colline Hoarau m'a proposé de découvrir son nouveau roman, je n'ai pas hésité une seconde à lui partager mon enthousiasme à l'idée de retrouver sa douce plume tout en faisant la connaissance de nouveaux personnages ! 
Merci beaucoup pour cette belle lecture !


Comment imaginez-vous le monde dans 20 ans ? Aux côtés de Mahavel, nous découvrons ce qu'est devenue la société (prenant ses racines dans le présent et le passé de la notre) en 2040 : la technologie est encore plus omniprésente et quadrille la majorité du quotidien des habitants. C'était impressionnant et passionnant de lire ligne après ligne les changements, les nouveautés qui agrémentent la vie dans ce futur-là ! 


Mahavel a un cadre de vie laissant peu de place à l'imprévu : tout est ordonné afin de mener une existence "optimale" correspondant à ses goûts et ses capacités. Dès leur plus jeune âge, chaque enfant est considéré à sa juste valeur avec sa personnalité et ses appétences analysées prises en compte. En fonction de tout ça, il est dirigé vers des cours et des matières susceptibles de l'intéresser et de developper ce qui le fait vibrer. Aucun individu n'est laissé sur le bord de la route car chacun peut apporter sa pierre à l'édifice : tout est fait pour les gens s'épanouissent et se sentent soient utiles à la communauté, ce qui se fait en explorant ses facultés, en travaillant ses points forts, en se focalisant sur ce qui nous singularise.


L'autrice révèle une nouvelle société riche et incroyable à saisir dans son fonctionnement. De nombreuses réflexions sont proposées, notamment au travers du point de vue de notre héroïne aux idées bien ancrées mais non sans rester ouverte aux richesses que le monde a à offrir. On apprend comment le passé a permis d'en arriver là, l'impact de certaines décisions et de pensées, de notre mode de vie "général" (à nous, lecteurs qui lisons cet ouvrage). J'effectuais de nombreuses petites pauses durant ma lecture pour réfléchir à ce qui était dit, aux changements opérés, à ce futur aux allures d'utopie qui admet bel et bien des failles... Par exemple, le contrôle de la technologie sur la vie de Mahavel me faisait un brin flipper même si la présence d'une IA permet d'optimiser son bien-être, son hygiène de vie, etc., en plus d'éviter des pertes, en insérant tout ça dans une pratique écologique le but étant de fixer un État durable qui permet à chacun de se réaliser au mieux tout en servant, contribuant à la communauté dans un cadre de paix et soucieux de notre chère planète. 


Ainsi, de nombreux thèmes sont abordés (économie, politique, technologie, sciences, migrants, environnement, énergies renouvelables, le partage des ressources,...) et mélangés aux personnages : Mahavel, ses deux mères, sa grand-mère de la Réunion, le mystérieux garçon,... On rentre sans aucune difficulté dans la p'tite existence de l'héroïne et c'est même avec curiosité que j'ai suivi son partage d'idées et de valeurs. L'autrice entremêle avec brio vie personnelle et organisation de la société, puis en parallèle on découvre une autre communauté qui est celle dans laquelle évolue le mystérieux garçon qui rentre dans la vie de Mahavel aussi délicatement qu'un papillon se déposant sur une pâquerette... J'ai adoré tout ce partage installé confortablement par Colline Hoarau : les détails dévoilés sur la famille de Mahavel, la personnalité de ses deux mamans, leur rencontre, leurs mystères, leurs origines,... Pareil pour le garçon avec ses ancêtres liés à une personnalité d'antan importante ! 


Pour terminer, 2040 : coquelicots et bleuets est une lecture qui se savoure comme un carré de chocolat qu'on laisse fondre sur la langue... On ne peut qu'être touché par le profond respect et amour qu'éprouvent l'héroïne et Colline Hoarau (par son biais) pour la nature, la Bretagne et la Réunion ! J'étais ravie de retrouver l'écriture fluide, un peu soutenue, au ton apaisant de l'autrice qui alterne son récit de chapitres plus ou moins longs ou courts, un rythme aussi agréable, envoûtant qu'une berceuse chantée avant de s'envoler dans le pays des rêves... Sans oublier toutes ces petites phrases qui piquent le coeur d'une douce vérité chatoyante !


" - Passe du temps avec les gens que tu aimes, Mahavel. C'est de loin le plus important dans notre existence."


Juste dommage qu'il n'y ait pas de bibliographie : un véritable travail de recherches a sans nul doute été effectué et j'aurais été curieuse de connaître les sources (notamment pour le passé de Ferdinand) !



Une excellente lecture !




"En voyant défiler sa vie, il est sûrement bon de savoir ce qu'on a fait de ce chemin. A-t-on aidé, regardé parfois les autres ? A-t-on donné, ne serait-ce qu'un peu de temps parfois ? Le bonheur, ce sont ces instants partagés avec d'autres, de rires et d'émotions. Considérer les autres aide à ne pas nous occuper de nos petits bobos."

 


mercredi 15 septembre 2021

Chronique : Steam Sailors, tome 1 : L'Héliotrope #PLIB2021


  

Autrice : Ellie S. Green

Editions : Gulf Stream

Nombre de pages : 384 pages

Date de sortie : juin 2020

Prix : 17 euros

Résumé :

Il fut un temps où les Alchimistes nourrissaient le Haut et Bas-Monde de leurs inventions merveilleuses, produits de magie et de science. Un temps de machines extraordinaires, de prodiges électriques et d'individus aux pouvoirs fantastiques. Une époque révolue depuis que les Industriels ont éradiqué les Alchimistes et leur formidable savoir. Pourtant, on raconte qu'à l'aube de leur disparition, ils auraient caché leur fabuleux trésor dans une cité secrète...

Quatre siècles après la Grande-Fracture, les habitants du Bas-Monde traversent une ère obscure et rétrograde, tandis que le Haut-Monde, figé depuis l’extinction des Alchimistes, demeure inaccessible et fait l’objet de tous les fantasmes. Originaire du Bas-Monde, Prudence vit en paria car elle voit l’avenir en rêves. Une nuit, son village est attaqué par des pirates du ciel. Enlevée et enrôlée de force à bord de L’Héliotrope, un navire volant à la sinistre réputation, la jeune orpheline découvre un nouvel univers, celui du ciel et de ses pirates. Prudence fait la connaissance des membres de l’équipage, qui ne tardent pas à lui révéler leur secret : ils détiennent un indice, menant à une série de « clefs » disséminées dans le monde, qui permettrait de retrouver la cité des Alchimistes…

#ISBN9782354887759





Mon avis :

Steam Sailors est un des finalistes du #PLIB2021 qui m'intriguait le plus ! Il a fait un tel tabac sur la blogosphère et les réseaux, que j'étais curieuse comme une puce de découvrir à mon tour cette histoire mélangeant que de chouettes ingrédients : pirates, steampunk, magie, trésor et aventure ! 


Depuis la disparition des Alchimistes, le monde est divisé entre le Bas-Monde (les gens vivent sur le sol), qui connaît une période peu glorieuse, et le Haut-Monde (les gens vivent dans le ciel sur des bateaux ou sur des îles), lieu inaccessible et source d'envie, de toutes les rêveries pour les habitants du Bas. Prudence vit dans le Bas-Monde. Après une enfance passée à l'orphelinat, elle est amenée chez un médecin qui va la prendre sous son aile et lui transmettre son savoir : les propriétés des plantes, la préparations de potions et de remèdes pour soigner, etc. A la mort de son mentor, elle est virée de la maison (pas merci aux relous de service) et trouve refuge dans une cabane non loin du village. Elle devient la guérisseuse non officielle d'un bon nombre de villageois jusqu'à ce qu'une nuit de fête, des pirates du ciel s'emparent de la relique sacrée du village. Ils embarquent en même temps Prudence qui a suscité la curiosité d'un des pirates, mais pas seulement à cause de ses connaissances médicinales... car il semblerait que des rêves prémonitoires lui rendent visite en plus d'avoir un instinct dopé au red bull plutôt intéressant à écouter lorsqu'on souhaite rester en vie...


Une nouvelle vie dans les airs s'annonce pour Prudence que l'on voit parvenir petit à petit à s'adapter à son environnement tout comme à s'attacher aux pirates ! Vous ne serez pas déçu(e)s par l'ambiance car si les combats aux descriptions sanglantes sont aux abonnés absents (mes entrailles remercient l’autrice pour cette défection), certains éléments typiques de la piraterie lèvent bel et bien la main : manières de brutes, langages parfois grossiers, batailles, pas de quartier pour les ennemis,... Le sang, les blessures et les morts sont évoqués, mais pas dans les moindres détails (on laisse les recoins poussiéreux à l'ami Zola (bouhhh coupons cette langue de vipère ou plutôt ces doigts de chaton bagarreur)). Comptez aussi la camaraderie et les vacheries car les canailles du bateau de l'Héliotrope forment sans conteste une famille dans laquelle les membres peuvent compter les uns sur les autres ! Une véritable communauté prend vie devant nos yeux, ce qui était intéressant à découvrir. Toutefois, on s'attarde seulement sur les pirates principaux (coucou les officiers), les autres s'amusant aux oubliettes, mais je n'ai pas trouvé cela choquant car ce n'est pas possible de donner la parole à tout le monde sans s'y perdre je pense ou alors le livre s'étendrait jusqu'à dix mille pages (je ne dirais pas non pour ce point ihi) !



"C'était la ligne de conduite propre aux pirates : une maîtrise de soi remarquable dans les situations ardues, proportionnelle à une totale absence de retenue le reste du temps."



C'était fort mignon touchant de voir Prudence s’attacher aux pirates et vice-versa, ces derniers à elle ! Coeur sur le clan des officiers : l'accueillant cuistot Sergeï, l'astronome Gareth, le machiniste ours mal luné Petrus (il m'a parfois fait penser à Thorn dans La Passe-miroir au niveau du caractère), Ezekiel le boute-en-train et enfin le capitaine à l'aura bien mystérieuse ! Ce sont les meilleurs ! Au début, ma préférence s'est installée au niveau d'Ezekiel et de Sergeï, mais elle s'est ensuite déplacée vers Petrus (son air ronchon me faisait rire) et Gareth avec sa gentillesse (le grand frère que je n'aurai jamais snif), même si Sergeï était toujours dans la course ; que de pépites ! Prudence est également une chouette héroïne : persévérante, courageuse, curieuse et maligne. Le coup de coeur pour tout ce beau monde aux personnalités et centres d’intérêts distincts n'était pas loin, mais il m'a manqué du développement. On a des premiers traits de caractère plaisants avec certains passés doucement dévoilés, pourtant je n'aurais pas dit non à des psychologies plus poussées ! On garde la même recette, mais l'on rajoute du temps passé avec les personnages : on s'attarde plus longuement sur certains dialogues ou alors ces derniers se font plus nombreux car c'est ça qui est kiffant : les interactions entre les gens-gens ! Prout du roquefort aux passages de 2 lignes ou aux ellipses qui font un vague salut de la main en lançant un tchao les cocos... 


L'univers est super cool et bien palpable à appréhender grâce aux descriptions (des lieux, des actions,...) poudrées d'une zolie plume fluide ! Néanmoins, le récit aurait gagné en dynamisme avec davantage d'émotions, de sentiments et de pensées provenant des personnages. On dit vuiii aux sensations fortes, c'est parti pour un saut en parachute élastique (en ne se scratchant pas au sol, face écrabouillée contre terre, merci, bisous) ! 



"Les réponses viendront d'elles-mêmes, en temps voulu. Ne perds pas ton temps à te demander quelle est la signification de tout ça, parfois il faut accepter de fermer les yeux pour y voir plus clair."



L'intrigue capte sans aucun mal l’attention en parsemant toutes sortes de péripéties ! L'histoire est cohérente et peut sembler au premier abord peu innovante : un monde a subi des saccages et a été séparé en deux, une caste importante a disparu (son savoir et ses inventions compris dans le lot), une jeune élue aux aptitudes particulières se retrouve mêler au centre d'une quête qui pourrait tout changer (ici, sous forme de chasse au trésor, avouons que c'est stylé !). Pourtant, l'autrice propose un univers intéressant, intelligent et dans lequel on prend plaisir à poser nos patoches à évoluer, à découvrir le passé "général" ainsi que celui des personnages. On rencontre différentes cultures, sociétés et personnes, c'est chouette ! Le récit tient la route (ou son vole) ; si vous aimez le steampunk mélangeant machines, astronomie, un brin de magie (spirituelle ?) au milieu d'une ambiance de piraterie navigant entre ciel, terre et mer, vous vous régalerez !


On termine sur un bonus de taille : l'objet livre = une bombe de paillettes qui se collent dans les yeux ! La carte des lieux est aussi magnifique que celle du bateau, puis la couverture ne cache pas de mauvaises surprises, elle rend honneur à son intérieur pas dégueu magnifique !




Une excellente lecture pour une odyssée piratesque de folie !




" - Tu penses sûrement que la confiance est un mot curieux pour parler d'une bande de criminels, mais un serment de pirate est ce qu'il existe de plus sacré et respectable pour ceux qui s'y soumettent, dit Gareth."




dimanche 20 septembre 2020

Chronique : La cité des chimères, tome 1 #PLIB2020

 




Autrice : Vania Prates

Editions : Snag, collection Nouvelle Ère

Nombre de pages : 448 pages

Date de sortie : octobre 2019

Prix : 18 euros

Résumé :


  "
Le monde tel qu'on l'a connu a disparu. Chaos, misère, famine... Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu'ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre. 

Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui mêle non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi". 

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde."

#ISBN9782490151219




Mon avis :


Voici mon dernier avis (snif la fin, mais quel marathon d'écriture, vous avez de la lecture pour quelques semaines avec tout ça aha) sur un des finalistes du #PLIB2020 ! Sur les 5, j'ai eu 3 coups de coeur (des histoires qui méritaient d'être lues on dirait !), j'vous dis pas comment c'est le chaos dans ma tête en ce moment pour choisir mon préféré... J'ai pas signé pour ça sérieux (ou peut-être que si ?! mute)
C'est maintenant au tour de La cité des chimères de passer sous mon radar chamallowc'est partiiii (oui oui, oui oui !, avec son beau taxiii) (cadeau pour la chanson, ne me remerciez pas) ! 




Que cache cette jolie couverture vaporeuse de mystères, mmmh ? (Moi j'vois une esquisse de château bleu en fond, c'est Septentria heiiin ?!? *Voix d'enfant qui aimerait un cupcake tiramisu comme récompense* (cette voix n'est pas la mienne, n'allez pas vous imaginer des choses, bande de crocodiles)




Bienvenue à Lowndon Fields, ville où nature, animaux et humains vivent en harmonie. Après une terrible catastrophe apocalyptique dont on sait peu de choses qui a anéanti une bonne partie de ces êtres très intelligents (lol) qui marchent sur deux pattes, quelques transformations se sont produites dont le Chi qui, une fois manifesté, permet aux hommes de s'épanouir s'ils décident de suivre cette révélation concernant leur essence profonde... 

 



- Vous ne regrettez jamais de ne pas pouvoir leur parler ? Aux gardiens, je veux dire ? 

- Si, ça m’arrive parfois. Mais chacun son chi. Ne perds pas ton temps à regretter ceux des autres, lui répondit-elle avec un clin d’oeil. Chaque personne naît avec une mission sur Terre, on doit s’y intéresser et investir dessus, car c’et ce qui maintiendra notre passion intérieure vivante."




Céleste et Calissa sont nos deux héroïnes aux vies bien différentes, mais qui vont se rencontrer grâce au beau Mr hasard pour ne plus se perdre de vue par la suite. Deux personnalités bien distinctes à première vue, mais dont quelques ressemblances finiront par nous titiller les yeux au fil des pages. J'ai adoré les suivre toutes les deux dans leurs aventures, puis pour Céleste, c'était super chouette de la voir s'épanouir une fois son Chi de découvert ! Etre immergeante, quel bonheur !




Calissa fait partie d'une bande qui répond au nom honnête de la "Confrérie des Sans-lois", composée de quatre sacrés personnalités qui se soutiennent quoi qu'il arrive. Leur amitié est incroyable, un sourire lumineux dansait sur mon visage à chaque fois que ces personnages se réunissaient pour mieux comploter ! Ils se portent une confiance sans bornes et se battent pour ce qu'il leur parait juste, ça faisait chaud au coeur !!!




"Ils avaient beau se chamailler, se taquiner, se disputer plus que de raison, si l'un d'entre eux avait un problème, ils feraient tous des pieds et des mains pour le régler."




En plus de Céleste, Calissa, Leire, Alexian et Vénicia, on a affaire à d'autres personnages plus ou moins sympas, notamment Daniel (à caser dans la catégorie "cool raoul" (tu veux des nouilles ? (ça rime même pas) Ok je me range)), coloc de Céleste à Septentria. Une amitié qui se construit d'une belle manière, un duo d'enquêteurs de choc ! 




Une belle brochette de personnages s'offre à nous : chacun possède sa personnalité, son passé, ses secrets, ses envies, ses peurs et ses doutes ! Mais un fil les lie dans le présent (+ le passé pour certains), et pourquoi pas (nan, c'est sûrrrr) le futur... Un véritable effort d'approfondissement se dessine, des caractères se dévoilent petit à petit, chiffonnent le coeur de sacrés, durs passés... LÉNA ADORE (autant que les cookies, si c'est pour vous dire ! (On aime mes échelles de comparaison ; sinon je ne fais pas que de miam dans la vie, je bois aussi (café frappé glacé caramel, citronnade...) (Quelle vie compliqué, aussi crevante que celle d'un chat qui dort 18 heures par jour))) !




"- Céleste, la reprit Alexian. La modestie, c’est surfait.

- Ne l’écoute pas, reprit Vénicia. Je préfère les gens modestes aux têtes de noeud qui se prennent trop au sérieux.

- C’est de moi dont tu parles ? la questionna Alexian.

- Non, pourquoi ? Tu te sens visé ? Ce serait bien la première fois que tu te prendrais pour le centre du monde."




Autres points positifs (car j'ai tout kiffé dans ce livre, alors vive le pluriel !), l'univers qui met en avant la nature, le respect que portent les habitants à la faune et à la flore. Ce rapport bienveillant était doux à lire et donne espoir en une cohabitation plus paisible entre les êtres humains et leur environnement (même si ça n'a pas l'air d'être gagné pour tout de suite snif).




Un lieu dans lequel j'aimerais définitivement poser mes valises (ou juste ma pomme avec mes peluches, non négociable ça, je suis partante) : Septentria ! J'ai été autant époustouflée que subjuguée (comme Céleste !) par les dédales de couloirs et de pièces toutes plus incroyables les unes que les autres. Je ne ferai pas la fine bouche si je peux me perdre dans un tel labyrinthe (et trouver la pièce aux gâteaux (rip mon ventre qui gargouille))... L'ambiance est magique, c'est un endroit vraiment à part, du pure génie d'invention ! En plus, les descriptions s'installent sans problème de livraison dans notre champ visuel, c'est easy Billy de s'imaginer les bâtiments, rues, parcs, tout ça, tout ça. Un film rendrait méga bien ! Un réalisateur ou une réalisatrice intéressé(e) par ici ? (Je lance une bouteille à la mer, on sait jamais.)




Je continue ? Allez, au tour de l'écriture d'être assaillie de compliments : je dis merci pour la fluidité, pour avoir été captivée et pour l'HUMOUR (Alexian, t'es kiffant, tu mérites la médaille de la bonne humeur, je ne compte plus le nombre de fois où il m'a fait sourire) ! Puis regardez ces expressions farfelues : "anus de poulpe" ; "Cornegidouille" ; "ces histoires à faire caqueter les rombières" ; "Fientes de sphinx !". C'est excellent !




Je me sentais comme dans un cocon tout duveteux, même effet que durant mes lectures de Harry Potter (quand je n'ai pas le coeur broyé de chagrins ou d'épouvante, of course). L'intrigue ne comporte pas dix mille actions qui font griller les neurones de surchauffe, des batailles avec effusion de sang, des blessés et de la douleur à gogo (dans le présent en tout cas), on assiste plutôt à de l'espionnage mêlée à de l'intensité : tenue en haleine = 100% garantie ! Et le twist final sérieux, je ne m'y attendais paaaaaas, trop d'admiration pour les personnages sérieux. Je n'évoque pas la dernière scène cadeau-surprise qui m'a mis les larmes aux yeux (pauvre petite chose sensible que je suis)...





Pour conclure, j'ai juste envie de dire : lisez ce livre (c'est évident ça) à quand la suite ?!?!?! 

Cette histoire dégage un charme fou, aussi délicieuse qu'une tarte au citron ou un fondant au chocolat caramel beurre salé !!! (Quelqu'un a parlé de régime ? Je connais pas ce mot, sorry... J'vois pas pourquoi j'encombrerais mon cerveau de mots douloureux.)




Petite dédicace au bracelet sarcastique de Céleste, encore du drôle, de la punchline en vue oh lala...

"La curiosité mène aux ennuis, intervint soudain son bracelet, mais ce sera toujours plus intéressant que ta vie."




Un coup de coeur pour du rire, de l'amitié, des personnages badass et attachants sous couvert d'un riche univers épatant, j'me sentais comme enveloppée dans un doux plaid, odeur brownie-qui-sort-du-four coton d'enfance...



" - (...) Depuis le début, je suis là, près de toi, et je te soutiens, mais je ne voulais pas être celui qui te sauverait, je voulais être celui qui se tiendrait à tes côtés lorsque tu te sauverais toi-même."




mercredi 16 septembre 2020

Chronique : Mers Mortes #PLIB2020




Autrice : Aurélie Wellenstein 
 
Editions : Scrineo

Nombre de pages : 368 pages

Date de sortie : mars 2019

Prix : 17,90 euros

Résumé :

  "
Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts. Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…"

#ISBN9782367406602




Mon avis :


J'étais impatiente de découvrir une histoire d'Aurélie Wellenstein au vu des nombreux avis flatteurs qu'ont reçus ses romans. Je ne suis pas fan des récits sombres, mais lorsqu'il y a de véritables engagements, des messages forts qui sont passés, des thèmes importants qui sont traités et que l'écriture de l'auteur(e) est appréciée, ma curiosité lève son museau de son dodo... 
Merci Le PLIB d'être passé par là, bébé curiosité est heureux d'avoir eu son biberon. Il est reparti roupiller en attendant d'être à nouveau rassasier grâce à un nouveau repas signé Aurélie Wellenstein !




Le ton est très rapidement donné : l'humain a encore fait n'importe quoi, mais cette fois-ci, il est peut-être allé trop loin car plus d'océan, plus de mer, plus d'eau... Pour les fans de bronzette, don't worry, y'a de la place pour jeter sa serviette de plage maintenant, sable ou sel sans fin en vue, c'est possible dans Mers Mortes (le Sahara n'a plus qu'à faire ses valises) ! Qui est readyyyyy pour une compétition de châteaux de sable ? 
L'eau étant la base pour que la vie s'épanouisse, plus grand monde se bouscule donc sur les trottoirs. Si les musées étaient restés debout, les animaux marins y auraient probablement élu domicile. Enfin, les Hommes leur auraient sûrement attribué ce lieu comme cimetière dernière demeure. En attendant, ils n'ont pas dit leur dernier mot puisqu'ils réapparaissent lors de marées fantômes fatales pour les survivants qui crament comme des lézards sur leur transat (ou pas)Effleurement d'une raie manta et paf, au tour de l'humain de rejoindre l'au-delà ou de devenir zombie si la poisse lui colle à la peau... Bim bam boum, la nature se rebelle enfin !, voilà où mène la destruction... 

C'est là qu'apparaissent les exorcistes, capables de créer des boucliers protecteurs contre ces reveneurs vengeurs. Oural est un exorciste. Fidèle à son poste, il protège sa communauté depuis pas mal d'années. Petite routine qui l'ennuie, lui qui aimerait voyager, découvrir ce qu'il se cache derrière les remparts de sa cité, s'il reste d'autres rescapés comme son peuple. D'une façon imprévue, son train train quotidien va être déchiré par l'arrivée de pirates kidnappeurs : une nouvelle vie commence pour notre héros peu désireux de coopérer avec ses ravisseurs...
  


J'ai adoré être embarquée dans cette aventure palpitante ! J'ai été happée par l'intrigue autour des marées d'animaux fantômes, du bateau pirate et de son mystérieux capitaine (Bengale) accompagné d'un sacré équipage. Les personnages sont intéressants à découvrir, chacun à son passé souvent triste et horrible, mais pour les moussaillons, j'ai trouvé que leur présentation faisait catalogue : à un moment précis, ils déballent leur vécu, puis ensuite, ils retournent à leurs affaires. J'aurais bien aimé assister à davantage de moments passés sur le bateau, qu'on nous rapporte plus de détails, de descriptions, de dialogues entre eux, ce qui leur aurait permis de s'installer de manière plus confortable dans notre p'tit coeur ! 



Même si les personnages secondaires ne sont pas assez apparus pour bibi (c'est moi, pas la voisine hein (d'ailleurs, j'sais pas ce que foutent les voisins du dessus, s'ils répètent leur chorégraphie de rhinocéros, buffle ou mammouth, ou s'ils jouent à Just dance, mais va falloir prendre exemple sur le vol SILENCIEUX des plumes, j'ai pas signé pour du tapage nocturne, merci (faut pas abuser, j'vais pas les remercier d'apprendre le savoir-vivre nan plus) fermez-vos-bouches-pieds-au-revoir.)), j'me suis attachée sans sushi (miam, qui a un creux maintenant ?) soucis à Oural. Il m'a fait bien rire quand il tenait tête à Bengale qui-essayait-de-rester-zen-tout-en-succombant-parfois-au-bouillonement, c'était excellent ! Oural m'a plu dans son évolution : on le voit hésiter, se perdre dans le labyrinthe de ses certitudes, se demander si le capitaine est fou ou non... Un héros au caractère bien trempé et qui ne se laisse pas faire ! Par contre (ouais, Madame Râleuse est de sortie), il m'a manqué des compléments sur les prophètes, des infos sur la provenance de leurs pouvoirs (sorry, c'est pas dit ça... Enfin, mis à part si j'ai loupé des pages, ce que je ne crois pas, je lis pas en diagonale nan mais, vous me prenez pour qui).



Je n'ai pas encore parlé de mon personnage favori pardi ! Il s'agit de la delphine Trelia !!! A chaque fois qu'elle apparaissait, un bête sourire niais s'affichait sur mon visage. Son caractère taquin et protecteur envers Oural m'a conquise !!! Le retour de Madame Râleuse Dommage qu'on n'assiste pas à plus de moments passés entre les deux amis. Dans le passé, ils semblent avoir vécu plein de choses, j'ai kiffé ça, mais dans le présent, Trelia aide Oural à lutter contre les fantômes poissons, puis voilà... C’est répétitif quoi, snif snif.



Pour revenir vite fait au capitaine Bengale, sachez qu'il m'a intriguée et que j'étais curieuse à chaque fois qu'on nous révélait des choses sur lui-même, son passé,... Je n'ai juste pas aimé son désir de contrôler Oural, je trouvais ça toxique de le traiter tel un objet, genre tu es à moi, fait ce que je dis, bla-bla-pas-sain. Normal qu'il soit énervé qu'Oural lui tienne tête et ne le respecte pas c'est son prisonnier okkkkk, mais en même temps, c'est pas en donnant des ordres, en lui imposant ce qu'il devrait penser et ressentir qu'Oural va courber l'échine ou le regarder sans haine !



Un autre aspect génial de cette histoire : l'engagement pour la nature et les animaux. La barbarie des hommes est dénoncée à travers des scènes qui m'ont retourné l'estomac, larmes qui perlent au coin des paupières... Ce qui est encore plus dur-affreux, c'est de savoir que ces actes ne peuvent se rapporter au passé, mais se déroulent encore en ce moment même. Y'a pas de mot pour retranscrire ma colère-dégoût-rage-haine envers ces humains d'une cruauté sans équivoque. La souffrance qu'ils infligent devraient leur être retournée à ces bandes de misérables (ouais, je-suis-vénère / les-hommes-ont-tendance-à-me-faire-voir-rouge (heureusement qu'il y a des gens cool (toi-qui-lit-ces-mots-j'en-suis-sûre-coeur-sur-toi), merci d'exister, la vie n'aurait aucun sens autrement)).



« Qu’avait-il donc à vouloir poursuivre la tuerie ? Au nom de quoi, de quelle folie ? La haine était un cercle dont il fallait sortir. »




Pour conclure, je vous recommande sans problème de suivre Oural (ou Bengale ?) dans son périple (ou sa folie ?), à la conquête des mers fantômes (ou d'un mythe ?). J'espère que l'écriture fluide et captivante de l'autrice saura vous conquérir ! Puis pour les thèmes abordés, il me parait essentiel de lire ce titre ! J'aurais pris mon pied à étudier cette histoire en cours sérieux, si des profs passent par là, penchez-vous dessus car y'a pas mal de choses à dire et ça change de Zola, même si j'ai rien contre ce monsieur, mais bon, Mers Mortes pourrait très certainement davantage ++++ capter l'attention des jeunes et leur donner envie de lire d'autres histoires ! Pas que Zola coupe l'envie, mais bon... L'indigestion n'est pas loin quoi, même si ce qu'il écrit n'est pas inintéressant hein ! Bref, un voyage dont l'on n'en ressort pas indemne...





Une excellente lecture !



« Quant à Bengale, il lui avait appris que le plus important n’était pas le temps qui reste, ces dernières années de survie vaine et imbécile, mais la façon dont on existe. Désormais, son existence avait un but. »




dimanche 14 juin 2020

Chronique : Phobos, tome 3




Auteur : Victor Dixen

Editions : Robert Laffont, collection R

Nombre de pages : 620 pages

Date de sortie : novembre 2016

Prix : 18,90 euros

Résumé :


SPOILER des tomes précédents.


  "FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS...
1 JOUR...
1 HEURE...


ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.


Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE.

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER."






CET AVIS CONTIENT DES SPOILERS et non des poiles SUR LES TOMES PRECEDENTS ET AUSSI SUR CE TOME 3 ! Alors, si vous N’avez PAS lu ce troisième tome, je vous DECONSEILLE de continuer à lire mon fabuleux article (c’est triste, je sais, mais c’est pour votre bien… Je ne veux point être tenue responsable de révélations comme LA MORT DE… ça va je rigole, pleurez pas, j'ai pas terminé ma phrase, j'vous laisse du suspense et vous mordre les doigts, iMaGiNeZ qUe... Roh d'accord, j'arrête).






Mon avis :


Fun-fact-ou-pas : j'avais commencé à écrire cette chronique en novembre dernier... et je la publie en juin, la moitié même plus, mais chut d'une année après, 7 mois bordel !, j'me trouve de plus en plus responsable face au temps qui passe, j'suis prête à rester une enfant à vie, voilààààà ce que m'a apporté cette expérience : mon moi du présent sera est mon moi du futur ! Et voici un bout de mon moi du passé (:


Lorsque j’ai vu que Mathilde du blog The Nose In Books allait lire le troisième tome de Phobos, j’me suis dit : allez, c’est l’occasion où jamais de continuer cette saga ; puis si ton coeur lâche, Mathilde sera là pour le massage cardiaque (si elle veut bien encore de moi, mais vraisemblablement (quel long mot, vous êtes encore en vie ? toujours sur Terre et non partis pour Mars ? Continuons alors si mon cerveau arrive à résister à la tentation des petits chemins broussailleux au lieu de la route banalisée (le code me poursuit jusqu'ici, adieu.)), relire tout Percy Jackson (Percy JE T'AIME (excusez cette fan bizarre), veux-tu m'épouser chéri ? (Vous connaissez un asile perdu dans la jungle ? Le plus loin d'ici quoi.)) en ma compagnie ne semble pas l'avoir anesthésiée, alors continuons avec d'autres sagas, romans, suites, tout peut y passer) !
Pour lire le chouette avis de Mathilde, c'est ici.



Je m’attendais à une lecture incroyable et effectivement, SPOILER ALERTEça été le cas : c’était aussi intense que l’envoi d’une fusée dans l’espace (avec le taux de pollution en moins (faune et flore, aimez-moi) (déjà à l'époque j'avais des idées de métaphore aussi dingues qu'intelligentes, WAHOU, mon moi du passé surprend mon moi du présent avec brio)) !




Faut savoir que même si ma lecture du deuxième tome remonte à plusieurs années (ouch ça fait mal (encore plus que la mise en ligne de tout ça NOW) (j'crois que j'suis arrivée à un stade, j'arrive même plus à m'auto désespérer, j'ai probablement touché le fond d'une crevasse)), j'ai eu globalement peu de mal à me souvenir d'évènements précédents (Mathilde le confirmera haut la main (je compte sur toi) !), le génie de Victor Dixen est difficilement oubliable...



Que dire de cette lecture qui remonte... ce troisième opus ?! Déjà, il est dingue en révélations ! C'est incroyable tout ce qu'il se passe durant ces 600 pages, tout ce qu'on apprend sur les personnages, leur passé, leurs projets (en particulier ceux de cette folle de Serena),... Il y a quelques petits moments plus calmes où les personnages peuvent savourer leur thé tranquille ou pas comme ceux qui précèdent les tempêtes, on sent l'orage ronronner dans l'air moite chargé de tensions, on retient notre souffle (pas trop longtemps, ce serait bête de rejoindre le ciel ou l'enfer (coucou Hadès) avant d'avoir le fin mot de l'histoire) et on s'emmitoufle dans sa doudoune, frisson précédent la chaleur, en savourant ce moment qu'on adore ! 



On reprend l'intrigue là où elle s'est arrêtée à la fin du tome précédent, 
pas besoin de se poser de question, on est de suite remis dans le bain ! Le suspense se déverse, fait déborder notre jauge de patience et on engloutit les pages sans craindre un quelconque craquement de ceinture (bidon, tiens-toi tranquille et fais travailler ces prétendus abdos, pardi)... On apprend un truc pas-ouf-pas-cool (bonjour Raoul (ok, je me chut moi-même, même Pierrot n'a pas besoin d'intervenir cette fois-ci)) sur Marcus qui donne un mélange d'envie de meurtre, de désespoir et de colère (ne vous inquiétez pas, le livre est toujours en parfait état). Coeur sur Léonor, j'étais dans le même état qu'elle. PUIS PUIS PUIS... Encore une envie de tout défoncer lorsqu'on apprend LA vérité avant la fin (j'parle toujours de Marcus). C'est pas possible de porter notre coeur aUtAnT à ébullition en UN TOME svp (100 degrés, refroidissement, 100 degrés, refroidissement, NON, non, non, je ne veux point de ce refrain en boucle, please, ayez pitié, comprenez ma souffrance Monsieur Dixen si jamais vous recevez cette bouteille ces mots jetés à la mer (l'espoir fait vivre, ne me laissez pas couler)), l'assurance maladie a intérêt à être comprise dans l'achat du bouquin car je souhaiterais encore être de ce monde pour lire la suite, merci, bisous

Bref, j'ai encore divagué, pas ma faute si les vagues sont devenues furies, vous avez sans doute compris que ce livre tient aussi bien en haleine qu'il révèle mille et une révélation jouxtée à émotion !



J'ai été époustouflée par la rhétorique des pionniers lors du procès ! J'avais envie de stabiloter tous leurs arguments (par respect au livre, j'ai juste corné les pages et mis des post-it). En donnant leur avis, ils se révèlent tous à tour de rôle, chacun semble s'illuminer, allumer sa lumière intérieure comme lorsque les étoiles apparaissent à leur zénith. Les masques tombent l'espace de quelques minutes ; les sentiments, leurs rêves, leurs peurs, leurs aspirations émergent à la surface, il reste encore des mystères, mais ce moment est particulièrement fort, je sentais presque le sang battre nerveusement à mes tempes... Samson, Tao et Safia m'ont particulièrement touchée, leur force et leur courage liés à leur être, à leurs actes, pfiouuuu... 



C'est impressionnant tous les thèmes abordés, j'étais époustouflée ! L'auteur a créé une histoire dense avec des personnages bien approfondis, qui évoluent et ne baissent jamais complètement les bras dans leurs combats, même si des p'tits coups de moins bien sont parfois présents (bah oui, le moral ne brille pas toujours aussi fort que le Soleil, les nuages ne se gênent pas pour apporter leur grisaille de tristesse). On sent à un moment donné le mauvais temps qui surplombe les pionniers, comme un certain abattement qui rend par exemple Léonor plus terne, comme effacée, sa flamme de vie qui tremblote... Puis Alexeï qui va vite dans le sens de Serena, c'était fort en chocolat ça ! Même si certains comportements pouvaient énerver, c'est décrit d'une si belle manière convaincante et intelligente ! L'écriture poétique distille plein de petits clins d'oeil offrant des fourmis de plaisir (pas anodin ça, d'habitude c'est plus agaçant qu'autre chose, Victor Dixen ce génie !!!), on observe, on apprend, on s'impatiente, on pleure, on rit,... Que du fabuleux quoi !
 


Ce qui rend cette saga d'autant plus palpitante et convaincante, dans laquelle on s'immerge sans plus avoir envie d'en ressortir, c'est la mise en scène ! En présentant cette télé réalité martienne sous forme de pièce de théâtre, toute une ambiance est construite, entraînant le lecteur dans un spectacle captivant : entre les champs, hors-champs, contrechamps et les publicités de la chaîne Genesis, le tout ponctué de chouettes dessins et de schémas, il est dur de ne pas succomber à cette poudre attractive...


L'auteur dresse donc un tableau bien vivant, en laissant la place à pas mal de personnages ! Mais impossible de s'y perdre, chacun possède un rôle spécifique, chacun entraîne le lecteur dans des réflexions et sentiments qui font kiffer autant qu'un saut en parachute, même adrénaline, c'est sûrrrrrr !




Que serait cette chronique sans Serena (déjà évoquée plus haut, mais c'était plus rapide que Bip Bip (pauvre coyote, tu devrais renoncer, quand on n'a aucune chance, la reconversion est parfois la meilleure des solutions... C'est fatigant de courir sans avoir de chance de gagner, nan ? Pose-toi devant Netflix, tranquillou bilou, avec un p'tit thé aux fruits rouges et de délicieux muffins coeur caramel beurre salé, ça ira miiieux) (avouez que vous l'attendiez, ce moment miam, j'espère ne pas vous avoir déçu aha grum grum)), cette méchante sorcière qui envoûte les foules de son hypocrite ton mielleux dégueu... Sa voix diffuse à coup sûr une substance magnétique cheloue, pas possible autrement... En tout cas, sa soif de pouvoir alliée à son intelligence la rend impitoyable ! Serena monte d'une de ces forces en puissance dans ce tome, wahou ! Pour le coup, les pionniers passent même parfois en deuxième position, son charisme les surplombe, et ça m'a moins plu... J'ai adoré toutes les réflexions que suscite l'ascension au pouvoir de cette impératrice de la manipulation et tout ce qu'elle cachait, mais c'était un brin rapide et j'étais triste que les pionniers restent dans l'ombre (petite chute de froid avant que la chaleur leur revienne)... 



Je tiens également à partager mon amour pour Harmony et Andrew (et leur équipe !!!), ils vivent de sacrés épreuves et se démêlent les pinceaux comme ils le peuvent pour garder espoir et courage ! Ce que j'aime avec les personnages de cette saga, c'est qu'ils ne sont pas tout noir ou tout blanc, ils sont nuancés, plein d'états d'âme différents : ils doutent, aiment, espèrent, essaient d'avancer avec leur passé qui leur colle à la peau et un incertain futur angoissant (on dit merci quiiiii ? Serena)... tout en luttant pour que ce brasier d'espoir, de rêves, d'amour et de vie continue de brûler en eux !




Pour conclure, je NE suis PAS déçue par ce troisième voyage à la hauteur des deux premiers ! J'ai été entrainée de surprises en surprises (je n'ai toujours pas compris pour Kenji, NaNNNNNNN (sentez tout mon désespoir dans ce mot) (puis dans ce prénom aussi : Marcus (snif snif snif)). Puis Alexeï......... c'est TROP), d'émotions en émotions, de pages en pages et j'ai passé un moment formidable au cas où vous ne l'auriez pas compris 
(Je m'arrête là, si vous avez tout lu, cookie paillettes sur vous, vous êtes des warriors ! (Et merci d'avoir supporté mes bla bla, bon repos maintenant ihi))




Un coup de cœur digne d'une géante rouge !




« Non, je ne peux pas changer la direction du vent. 

Non, je ne peux pas remonter le cours du temps. 

Mais je peux orienter mes voiles - et ça, c’est toute la différence, c’est toute ma liberté, que Serena ne pourra jamais m’enlever, car mon destin n’est pas écrit d’avance ! »